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Dans les coulisses des contrats collectifs

Interview de Xavier-Pierre Guignard, Directeur Commercial des Assurances Collectives et Grands Comptes d’Ipeca Prévoyance.


C’est dans une relation de proximité avec ses entreprises clientes qu’Ipeca Prévoyance répond à leur double préoccupation : proposer aux salariés un régime de prévoyance de haut niveau au meilleur coût. Mais comment se construit cette relation au centre de laquelle se trouve le salarié ? Xavier-Pierre Guignard, Directeur Commercial des Assurances Collectives et Grands Comptes, nous raconte tout de la vie d’un contrat collectif.


Quelles données sont prises en compte pour établir un contrat collectif de prévoyance ?

En premier lieu, nous faisons une analyse démographique de la population salariée afin d’établir un état des lieux des besoins des salariés et des moyens qui peuvent être alloués par l’entreprise : âge moyen de l’effectif, nombre de personnes à charge sont les premiers aspects étudiés. Mais la masse salariale l’est aussi : en effet, plus le volume de cette masse salariale est important, plus les compléments de salaire versés en cas d’arrêt maladie seront élevés, de même que les montants des capitaux décès.
Enfin, il est important de prendre en considération le ratio prestations/cotisations des années antérieures, c’est-à-dire le rapport entre les sommes versées au titre des prestations et le montant des cotisations perçues sur la même période.
Le niveau de tarification va ainsi varier en fonction de ces informations et du niveau de garanties demandées par l’entreprise ou relevant des accords de branche.

Quels autres éléments vont peser dans le calcul du tarif ?

Depuis la loi n°1009-89 dite Loi Evin de 1989, en cas de résiliation d’un contrat de prévoyance, l’assureur en place a pour obligation de conserver la couverture des sinistres en cours au jour de la résiliation : maintien du versement d’indemnités journalières, d’une rente d’invalidité ou du versement éventuel du capital décès jusqu’à la reprise d’activité du salarié en arrêt de travail ou jusqu’à son passage à la retraite. En revanche, les revalorisations du montant de ces prestations sont généralement prises en charge par le nouvel assureur.
Compte tenu de ces obligations, il importe de procéder à une estimation globale de ces revalorisations afin d’en intégrer le coût au tarif proposé à l’entreprise.

Quelles sont les attentes des salariés, et donc des entreprises ?

En prévoyance, c’est le niveau des prestations en arrêt de travail et décès qui importent aux entreprises. La différence se fait aussi sur l’existence de garanties rentes de conjoint et rentes pour enfants à charge.
Face à la complexité du sujet de la prévoyance, nos clients ont besoin de conseil sur la gestion de leurs comptes. La bonne gestion d’un compte technique prévoyance passe par la surveillance des résultats sur le long terme pour un maintien de ceux-ci à l’équilibre. Il faut veiller à ce que le montant des prestations additionnées aux réserves imposées par la législation ne soit pas supérieur au montant des cotisations encaissées. Car, en cas de déficit, les entreprises et leurs partenaires sociaux ont peu de marge de manœuvre sur les contrats prévoyance : soit le niveau de prestations est revu à la baisse, soit les cotisations le sont à la hausse. Mais dans le contexte actuel de crise, les entreprises cherchent à réduire leurs coûts.

D’où l’importance d’un dialogue de confiance !

Effectivement, nous envisageons notre relation avec nos clients comme un partenariat : nous apportons nos connaissances techniques, juridiques afin de permettre aux entreprises de prendre les meilleures décisions.
Les comptes sont surveillés sur le long terme conjointement par l’entreprise et IPECA : on anticipe ainsi tout « choc », telle une hausse de cotisations qui pourrait s’avérer indispensable en raison d’un déséquilibre du contrat ou d’évolutions réglementaires. Pour exemple, le report de l’âge de la retraite à 62 ans a eu pour conséquence le maintien des rentes d’invalidité en cours deux années supplémentaires.
A l’inverse, si le régime est excédentaire, les améliorations de garanties sont aussi décidées de concert !

Et pour les PME ?

Cette étroite coopération est la valeur ajoutée de l’institution dont les petites et moyennes entreprises tirent également profit. L’institution leur propose une gamme de produits standard conçus pour répondre à leurs attentes. Cette relation nécessite un savoir-faire particulier, car on ne s’adresse pas aux PME et à leur personnel comme aux entreprises de taille plus importante mais notre expertise dans le monde aéronautique est bien l’une des clés de voûte de notre relation avec les PME de cet univers.






Tout savoir sur la prévoyance

Les garanties de prévoyance permettent de faire face aux conséquences financières en cas d’arrêt de travail, d’invalidité ou de décès. Comment fonctionnent-elles ? A quoi servent-elles ? Comment bien les choisir ? IPECA vous propose un dossier complet pour répondre à toutes vos questions.